Un patrimoine d’exception
Le patrimoine thermal
Le Théâtre



Édifié en bordure du Parc thermal en 1898 par l’architecte parisien Albert Le Voisvenel, le Théâtre de Châtel-Guyon ouvre ses portes en 1901. En 1909, Édouard-Jean Niermans, architecte et décorateur renommé, réalise des travaux. Avec à son actif les Folies Bergère, le Moulin Rouge, le théâtre music-hall de l’Olympia, ou encore l’hôtel Negresco à Nice, Niermans embellit le Théâtre. Le Théâtre est entièrement reconstruit, sur le modèle des salles à l’italienne. Un toit ouvrant innovant est également installé. Cette dernière caractéristique en fait une salle unique en France.
Les Grands Thermes




Magnifique bâtiment édifié en 1908, par l’architecte Chaussemiche, emblématique de la station de Châtel-Guyon, les Grands Thermes sont inscrits en grande partie à l’Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.
L’édifice présente une façade qui s’inspire des architectures antique et romane. Etablissement thermal de première classe pendant presque 100 ans, il est désaffecté depuis 2004 et fait l’objet de visites touristiques, car il s’agit d’un des plus beaux établissements thermaux de France.
Toute l’histoire des Grands thermes est à retrouver ici —> Les Grands thermes
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Le Grand Hôtel

Le Grand Hôtel est un palace dans le style Art Déco, situé sur la place centrale de la station thermale. Le Grand Hôtel est le dernier construit des quatre palaces de la station, en 1930. Il a cessé son activité en 1956. Transformé en résidence en 1970, sa salle-à-manger a été préservée avec sa décoration de 1930.
Les cinq grandes baies vitrées de la salle-à manger, à pans coupés typiquement « Art Déco », dominent la place principale en face du Casino, des Grands Thermes et du Théâtre. L’endroit est exceptionnel par son emplacement et son charme indéniable.
Le Centre Culturel de La Mouniaude
La gare de Châtel-Guyon constituait le terminus de la ligne ferroviaire Riom – Châtelguyon. Cette ligne fut ouverte aux voyageurs en 1912 et inaugurée par Étienne Clémentel. Elle resta en service jusqu’en 1972.
Construite de 1910 à 1912 par l’architecte Marius Toudoire, également à l’origine de la gare de Lyon, elle a été transformée en Centre culturel avec ses quatre salles et son théâtre de verdure. La Mouniaude, inscrite à l’inventaire des Monuments historiques, accueille toute l’année des conférences, expositions et activités associatives, le plus souvent culturelles, mais également des mariages.

Le patrimoine vigneron
L’église Sainte-Anne


L’église Sainte-Anne a été construite en 1845 sur une colline appelée « le Calvaire ». Elle comprend 800 m2 de fresques étonnantes réalisées en 1956 par Nicolaï Greschny, peintre estonien.
Plafonds et murs sont ornés de vastes fresques. Greschny réalise la prouesse artistique et technique de couvrir de fresques la totalité des voûtes de l’église sans maquette et sans projet durant le rude hiver 1956. C’est en seulement deux mois que le fresquiste réalise l’œuvre la plus imposante de sa carrière.
Le Calvaire


Le Calvaire marque l’emplacement de l’ancien château « Castrum Guidonis » du Comte Guy II, qui donna son nom des années plus tard à Châtel-Guyon. La ville est bâtit autour de la colline du Calvaire qui servait de protection aux villageois. En 2026, un trèfle grandeur nature construit en pierre de lave par l’artiste Thierry Courtadon, est disposé au sommet. Les châtelguyonnais et châtelguyonnaises espèrent qu’il leur portera chance !
Les Sources
En 1979 est installée la première buvette de la source Gubler. S’en suit avec la distribution de la boisson bienfaisante aux curistes, par les donneuses d’eau dans le Parc Thermal grâce aux quatre buvettes : Yvonne, Deval, Marguerite et Gubler IV, rebaptisée plus tard Louise. La ville a récemment investi pour la préservation de son patrimoine avec la réhabilitation de la Source Louise en 2024 (ferronnerie, peinture, verrière).

La pierre de dîme

La pierre de Dîme de Châtel-Guyon semble dater du XVème siècle, et a été souvent déplacée au cours des âges. Fin XIXème siècle – début XXème, on la trouve à l’angle droit de l’église Sainte Anne, côté Rue de l’Ormeau, toujours visible à ce jour.
A quoi servaient ces pierres de dîme ?
Les pierres de dîme servaient d’appareils de mesure lors de la collecte de la dîme (taxe versée à une institution civile ou religieuse mise en place par un décret de Charlemagne en 779 et maintenue en France jusqu’à la Révolution). Elles permettaient de mesurer la capacité des appareils de mesures (souvent pour des céréales), variable d’une paroisse à une autre, suivant les 5 emprunts dont les capacités sont d’environ 0,75 litre – 1,75 litre – 2,30 litres – 17,50 litres – 56,75 litres. En cas de contestation sur la quantité enlevée, les plaignants et les clercs pouvaient s’appuyer sur ces pierres comme mesures reconnues.