Les Grands thermes, reflets d’une histoire thermale passionnante à Châtel-Guyon

Les Grands thermes, reflets d’une histoire thermale passionnante à Châtel-Guyon

Le bâtiment

Un joyau architectural à redécouvrir et réinventer

Magnifique bâtiment édifié en 1908 par l’architecte Benjamin Chaussemiche, emblématique de la station de Châtel-Guyon, les Grands Thermes sont inscrits en partie à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1990. Implanté dans le Parc thermal au cœur de la ville, l’édifice présente une façade qui
s’inspire des architectures antique et romane. Etablissement thermal de première classe pendant presque 100 ans, il est désaffecté depuis 2004 et fait l’objet aujourd’hui de visites touristiques, car il s’agit d’un des plus beaux établissements thermaux de France.

Un emblème de l’histoire fascinante du thermalisme à Châtel-Guyon

Construits à partir de 1903 sur l’emplacement des anciens Thermes Brosson, les Grands Thermes de Châtel-Guyon incarnent toute la grandeur du thermalisme du début du XXe. Monument emblématique de la station, cet édifice impressionnant a été conçu pour accueillir curistes, visiteurs et prescripteurs médicaux. Son architecture marie inspirations antiques et innovations techniques.

Zoom sur le grand hall, un espace spectaculaire

Véritable cathédrale thermale, le hall d’accueil s’élève sous une voûte en berceau à caissons, haute de 9 mètres, ornée de rosaces et de stucs crème. Le sol en mosaïque évoque un tapis d’Orient. Deux escaliers symétriques en fer à cheval, bordés de colonnes en marbre, mènent aux galeries de première et de seconde classe.

Le pavillon central, dominé par une imposante façade en pierre de Villebois, servait d’espace d’accueil. Il se distingue par son entrée à colonnes monolithiques et sa large frise en pierre sculptée ; mais également par ses matériaux nobles comme le marbre de Sienne, la pierre claire ou les faïences émaillées.

Une construction unique en son genre

Les Grands Thermes s’organisent autour d’un atrium central, conçu comme un jardin intérieur, desservi par des galeries vitrées. Cette cour intérieur a une superficie de 300 m2. Une verrière avait été installée en 1965 pour la couvrir. Le bâtiment principal se compose de quatre ailes abritant à l’origine les cabines de soins, les espaces administratifs et les circulations. L’aile droite était réservée aux hommes, la gauche aux femmes.

Retenus à la « Mission Patrimoine » de Stéphane Bern !

En avril 2026, la candidature de Châtel-Guyon pour la sauvegarde des Grands thermes a été sélectionnée au titre des projets emblématiques, avec 17 autres projets à travers la France (le seul en Auvergne-Rhône-Alpes !)

Il s’agit d’un formidable levier pour la renaissance de ce lieu exceptionnel, grâce à la visibilité apportée par la Mission Patrimoine et l’animateur-vedette Stéphane Bern, à l’appel au mécénat et à la dotation (d’un montant encore inconnu) qui sera reversée pour sa préservation.

Objectif du chantier qui serait financé : mettre le bâtiment totalement hors d’eau Les travaux de démolition du toit du patio et de réfection de la toiture pourront ensuite débuter, suivant le plan de financement et de réfection établi en amont !

L’histoire des cures thermales à Châtel-Guyon

Pour tout connaitre de l’histoire des sources et des thermes à Châtel-Guyon, suivez chaque semaine un nouvel épisode !

Episode 1 : Découverte des premières sources

 

Les premières sources de Châtel-Guyon ont été découvertes dans les années 1760 proche du ruisseau du Sardon. Gargouilloux et La Vernière ont été les premières recensées et l’inspecteur des Eaux, Raulin, constate leur forte teneur en sel de magnésium et leur propriété laxative. Ceci apporte un double intérêt avec des actions utiles et efficaces sur l’appareil digestif et rhumatologique.

Le premier rapport officiel sur les sources de Châtel-Guyon a été rédigé en 1771. 69 ans plus tard, en 1840, la commune de Châtel-Guyon a décidé de privatiser l’exploitation de ces sources à la seule et unique condition de construire un établissement thermal digne de ce nom.

Celui-ci doit être amélioré par rapport au premier bâti en 1817, dont l’exploitation à péricliter rapidement. Photo Le nom de la source La Vernière se voit attribuer son nom au premier établissement construit par Barse, un pharmacien. Parallèlement, en concurrence avec le pharmacien Barse, les frères Brosson comptent eux aussi construire leur propre établissement thermal, mais celui-ci fut délaissé.