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Jean-Pierre Darroussin interprète un « Rimbaud en feux » au Théâtre mercredi 3 novembre

Mercredi 3 novembre, à 20h30, le public du Théâtre de Châtel-Guyon va retrouver le talent de Jean-Pierre Darroussin au service du texte magistral de Jean-Michel Dijan, comme un hommage intemporel à Arthur Rimbaud, mise en scène par Anna Novion.

En 1924, dans un hôpital psychiatrique de Charleville, est enfermé Arthur Rimbaud. Entre quelques gorgées d’absinthes, il continue d’aimer ses mots qu’il donne à entendre. Il porte un regard de vieil homme, qu’il n’a jamais été, sur tous ces rimbaldolâtres du monde d’aujourd’hui. Il décide alors d’en finir avec la poésie.

C’est désormais un génie en feu qui s’installe devant le public, hagard, illuminé mais plus flamboyant encore qu’il ne l’a jamais été. Ce n’est plus un corps qui parle, c’est une âme. Un homme « sans semelles et sans vent » qui invite sur son « Bateau ivre » aussi bien son infirmier que Paul Verlaine, Alfred Jarry, Ignace de Loyola, Léo Ferré… Comme si, sur un coup de folie, et avant que les derniers feux de la modernité l’accablent, lui et ses semblables, Arthur Rimbaud s’autorisait une magistrale leçon de vie.

« Il y a dans ce texte une magie, celle de la rencontre de l’imaginaire et du vivant. C’est souvent ça le théâtre, des mots couchés sur le papier et ça se lève. Ça prend corps, ça prend voix. Il y a longtemps que l’écrivain, journaliste, réalisateur Jean-Michel Djian traque Arthur Rimbaud, de Charleville à Marseille, des Ardennes au Grand Rift, de Paris à Harar. Et puis voilà que le poète a accepté de sortir de son trou et de se faire encore un peu voyant. La rencontre a eu lieu. Du côté de la vie, rageant, pestant, riant, éclatant de passion, cynique, malin, fier, fou, angoissé, joyeux, chantant, désespéré, bref… en feu ! Comme quoi, même quand on est mort depuis longtemps, ça vaut le coup de rencontrer Jean-Michel Djian. Il y a dans ce texte un peu plus encore que de la magie ; il y a le ramdam des vingt et un grammes d’âme qui se sont envolés un 10 novembre 1891 du côté de Marseille. », explique Jean-Pierre Darroussin qui habitera ce rôle dans un seul-en-scène à ne pas manquer, le mercredi 3 novembre au Théâtre de Châtel-Guyon.

Infos pratiques :

Théâtre de Châtel-Guyon – mercredi 3 novembre à 20h30 – Tout public
Tarif : plein 50€ / Réduit 48€ / Abonné, mécènes, jeunes 45€
Billetterie : www.theatre.chatel-guyon.fr