Imprimer

En juin… lis ce dont tu as besoin !

Les coups de cœur des bibliothécaires de Châtel-Guyon

Chaque mois, les bibliothécaires de Châtel-Guyon préparent une sélection de leurs coups de cœur.

Les livres sont disponibles et peuvent être empruntés directement à la Bibliothèque pour Tous de Châtel-Guyon aux horaires habituels :

  • Les lundis, mercredis et vendredis de 16h à 18h30
  • Samedi de 10h à 12h

Infos pratiques :

Centre de la Mouniaude – Avenue de l’Europe 63140 Chatel Guyon
04 73 86 12 46
bibliothequechatelguyon@orange.fr

L’œil du léopard – Henning Mankell

Années 1950. Dans une bourgade du Norrland, Hans Olofson, adolescent élevé par un père rustre et alcoolique, perd ses deux seuls vrais amis. Bouleversé, Hans décide de réaliser le rêve de l’un d’eux : aller en Zambie, sur les traces d’un missionnaire suédois.

1969. L’Afrique le fascine et l’effraie. Dans la jeune république indépendante de Zambie en proie à la violence, Hans rencontre des colonisateurs emprisonnés dans leur racisme, et des Noirs obéissants qui cultivent la haine des Blancs. Hans accepte d’aider une Anglaise à diriger sa ferme de production d’œufs, puis reprend l’exploitation à son compte. Espérant ainsi échapper à l’engrenage de la violence raciale, il tente alors de mettre en application ses idéaux de justice sociale et humaine.

Chien-loup – Serge Joncour

L’idée de passer tout l’été coupés du monde angoissait Franck mais enchantait Lise, alors Franck avait accepté, un peu à contrecœur et beaucoup par amour, de louer dans le Lot cette maison absente de toutes les cartes et privée de tout réseau. L’annonce parlait d’un gîte perdu au milieu des collines, de calme et de paix. Mais pas du passé sanglant de cette maison que personne n’habitait plus et qui avait abrité un dompteur allemand et ses fauves pendant la Première Guerre mondiale. Et pas non plus de ce chien sans collier, chien ou loup, qui s’était imposé au couple dès le premier soir et qui semblait chercher un maître.

En arrivant cet été-là, Franck croyait encore que la nature, qu’on avait apprivoisée aussi bien qu’un animal de compagnie, n’avait plus rien de sauvage ; il pensait que les guerres du passé, où les hommes s’entretuaient, avaient cédé la place à des guerres plus insidieuses, moins meurtrières. Ça, c’était en arrivant.

Tout le bleu du ciel – Mélissa Da Costa

Petitesannonces.fr : Jeune homme de 26 ans, condamné à une espérance de vie de deux ans par un Alzheimer précoce, souhaite prendre le large pour un ultime voyage. Recherche compagnon(ne) pour partager avec moi ce dernier périple.
Émile a décidé de fuir l’hôpital, la compassion de sa famille et de ses amis. À son propre étonnement, il reçoit une réponse à cette annonce. Trois jours plus tard, devant le camping-car acheté secrètement, il retrouve Joanne, une jeune femme coiffée d’un grand chapeau noir qui a pour seul bagage un sac à dos, et qui ne donne aucune explication sur sa présence.
Ainsi commence un voyage stupéfiant de beauté. À chaque détour de ce périple naissent, à travers la rencontre avec les autres et la découverte de soi, la joie, la peur, l’amitié, l’amour qui peu à peu percent la carapace de douleurs d’Émile.

Billy Wilder et moi – Jonathan Coe

Dans la chaleur exaltante de l’été 1977, la jeune Calista quitte sa Grèce natale pour découvrir le monde. Sac au dos, elle traverse les États-Unis et se retrouve à Los Angeles, où elle fait une rencontre qui bouleversera sa vie : par le plus grand des hasards, la voici à la table du célèbre cinéaste hollywoodien Billy Wilder, dont elle ne connaît absolument rien.
Quelques mois plus tard, sur une île grecque transformée en plateau de cinéma, elle retrouve le réalisateur et devient son interprète le temps d’un fol été, sur le tournage de son avant-dernier film, Fedora. Tandis que la jeune femme s’enivre de cette nouvelle aventure dans les coulisses du septième art, Billy Wilder vit ce tournage comme son chant du cygne. Conscient que sa gloire commence à se faner, rejeté par les studios américains et réalisant un film auquel peu de personnes croient vraiment, il entraîne Calista sur la piste de son passé, au cœur de ses souvenirs familiaux les plus sombres.
Roman de formation touchant et portrait intime d’une des figures les plus emblématiques du cinéma, Billy Wilder et moi reconstitue avec une fascinante précision l’atmosphère d’une époque. Jonathan Coe raconte avec tendresse, humour et nostalgie les dernières années de carrière d’une icône, et nous offre une histoire irrésistible sur le temps qui passe, la célébrité, la famille et le poids du passé.

Une saison douce – Milena Agus

Dans un petit pays à l’intérieur des terres sardes, le Campidanese, rendu à la monoculture d’artichaut et aux mauvaises herbes, la vie des habitants se déroule sans trop de secousses, à l’abri des murs gris ciment des maisons rénovées. Un pays « perdu », sans plus aucune vocation, comme échoué, oublié du monde qui l’entoure. Jusqu’à ce qu’arrivent « les envahisseurs » : une poignée de migrants venus de loin et de volontaires qui les accompagnent, censés s’installer dans le Rudere, une maison abandonnée ouverte à tous les vents. Tout le monde est déconcerté, paysans et envahisseurs : « Ce n’est pas le bon endroit », répète-t-on dans les deux camps – l’un s’effraie d’une telle nouveauté tombée du ciel, l’autre se sent catapulté dans ce « coin perdu » où les trains ne s’arrêtent plus. Mais la vie, même quand elle semble glisser dans l’absurde, est toujours ouverte à l’avenir, dans un éternel « faire, défaire et refaire ». Et en cette saison imprévisiblement douce, grâce à cette étrange assemblée humaine, les potagers commencent à donner, le Rudere à se peupler et les émotions à se partager.

Là où tout se tait – Jean Hatzfeld

Serge – Yasmina Reza

 » Chez ma mère, sur sa table de chevet, il y avait une photo de nous trois rigolant enchevêtrés l’un sur l’autre dans une brouette. C’est comme si on nous avait poussés dedans à une vitesse vertigineuse et qu’on nous avait versés dans le temps.  »

À mains nues – Leïla Slimani

Héroïne oubliée du XXe siècle, Suzanne Noël a rendu leur dignité aux gueules cassées, en étant une pionnière de la chirurgie réparatrice.

Brillante étudiante en médecine, Suzanne Noël va assister à la naissance de la chirurgie plastique comme spécialité médicale et y apporter une contribution essentielle. Considérée comme dangereuse et inutile par une grande partie de la communauté médicale de l’époque, la chirurgie esthétique est pour elle un outil d’émancipation des femmes. À travers ses techniques chirurgicales, elle veut corriger les effets de la vieillesse, de la pauvreté, de la maladie ou de l’épuisement. Pendant la première guerre mondiale, la chirurgie réparatrice gagne ses lettres de noblesse. Au côté du professeur Hippolyte Morestin, Suzanne Noël opère les soldats défigurés par les obus et développent, sur ces  » gueules cassés  » des protocoles chirurgicaux révolutionnaires. Dans les années folles, Suzanne Noël devient une célébrité, à Paris et dans le monde. Féministe, engagée dans le combat pour le droit de vote des femmes, elle n’a eu de cesse de lutter pour son indépendance et pour la reconnaissance de son travail de chirurgienne esthétique.

Jeunesse

Le chagrin du roi mort – Jean-Claude Mourlevat

«C’est une petite île froide, quelque part dans le nord. Le vieux roi est mort. Son corps repose sur un lit de pierre, sur la Grand-Place. Il neige. Il sera question de séparation, de guerre, de trois ciels différents, d’un premier amour. Il y aura une prophétie, des êtres qui se perdent dans l’immensité, une sorcière qui mange des têtes de rat…»

Au pays des loups qui chantent – Mickaël El Fathi

Au milieu des steppes, la rencontre a lieu…Homme et loup se font face. Sauvages et libres, ils s’admirent et se craignent, mais toujours, quand l’un chante, l’autre lui répond. Deux destins comme les berges d’une rivière : si proches et si lointains. Mickaël El Fathi célèbre l’union de l’homme et de la nature dans un récit légendaire sublimé par les illustrations spectaculaires d’Odile Santi.